lundi , 19 août 2019

Poste 4

L’eau

Vous faites halte à l’emplacement d’un ancien réservoir : le filet d’eau qui coule ici, pour le bonheur des animaux (et des promeneurs, cette eau est potable) témoigne de cette ancienne construction. Profitez-en, vous ne verrez pas d’autre eau vive tout au long de la balade ! Aujourd’hui, un réservoir a été construit plus haut, de manière à donner une pression optimale au réseau.

Si Eclépens a pu se développer au pied du Mormont, c’est parce qu’il y avait des sources. L’eau a ainsi joué un rôle essentiel dans le développement de la localité : un canal de dérivation de la Venoge, le Bief, a pu actionner des roues, procurant ainsi de l’énergie aux industries locales : moulins, forges, filature. C’est aussi le Bief qui a alimenté en eau la partie aval du canal d’Entreroches que vous découvrirez un peu plus tard.

Comme le Jura, le Mormont est un bloc de calcaire dans lequel l’eau s’infiltre. En fait, par un procédé chimique, l’eau dissout le calcaire et se crée ainsi, progressivement, un passage dans la roche.  Après un cheminement souterrain complexe, l’eau, filtrée, ressort au pied du relief, au contact de couches marneuses étanches: on appelle « sources vauclusiennes » ce type de résurgence.

Comme le montrent les coupes très schématiques ci-dessous, le creusement de la carrière a passablement perturbé le réseau hydrique du Mormont, si bien qu’aujourd’hui le village est alimenté par l’eau de La Sarraz ou par pompage dans la nappe phréatique de la plaine alluviale.

 

Coupe à travers le Mormont :

 

A relever que l’eau qui s’écoule au fond de la carrière rejoint directement la nappe phréatique. Elle est ainsi perdue pour l’irrigation du versant sud du Mormont.

 

Quiz no 4 :

Quand le nom d’Eclépens (Sclepedengus) est-il apparu pour la première fois?

  1. en 1291
  2. en 814
  3. en 1412