Attachement au Mormont

Texte rédigé par Caroline Sonnay, biologiste.

Déjà en 1975, un projet de route menaçant la tranquillité de la face nord du Mormont avait soulevé une levée de boucliers de la part des naturalistes romands. Celle-ci était menée par le botaniste Pascal Kissling, auteur de la Cartographie phyto-écologique du Mormont et grand défenseur du massif. Outre l’engagement de ce biologiste, plusieurs textes, rédigés par des auteurs romands comme Jacques Chessex et Gustave Roud, démontrent l’attachement porté au Mormont par les habitants du canton de Vaud. Enfin, le Canal d’Entreroches, qui traverse le massif de part en part avait été choisi comme objet de la récolte de fond de l’Ecu d’Or en 2002 par l’association Patrimoine suisse.

Il faudra encore choisir si les témoignages recueillis en 2013 viennent encore enrichir ce chapitre, ou s’ils feront l’objet d’une partie séparée…

 

1975 : un projet de route vivement combattu

En 1975 déjà, après la communication d’un projet de route cantonale au pied du flanc nord du Mormont, une vive contestation se mit en place menée par le botaniste Pascal Kissling. Ce dernier écrivit une Lettre ouverte[1] aux autorités concernées qui fut signée par de nombreuses personnalités du monde scientifique, non seulement du canton de Vaud, mais aussi des cantons de Genève, Fribourg et Neuchâtel.

Parmi eux, se trouvaient le Professeur Pierre Villaret, directeur de l’Institut de botanique systématique et de Géobotanique de l’Université de Lausanne et fondateur du Cercle vaudois de botanique, le Dr. Marc Weidmann, directeur du Musée cantonal de géologie, le Professeur Peter Vogel, directeur de l’Institut de zoologie et d’écologie animale de l’Université de Lausanne, le Dr. Pierre Goeldlin, chargé de cours d’écologie appliquée à l’Ecole polytechnique Fédérale et à l’Université de Lausanne, le Dr. Daniel Cherix, assistant diplômé à l’Institut de biologie animale de l’Université de Lausanne, le Dr. Pierre Hainard, chargé de cours en biogéographie à l’Université de Genève, et le Professeur André Aeschlimann, directeur de l’Institut de zoologie de l’Université de Neuchâtel[2].

Dans ce courrier, Pascal Kissling dénonçait une banalisation définitive du Mormont. Selon lui, la « valeur scientifique, culturelle et esthétique » du Mormont était confirmée à la fois par les recherches scientifiques effectuées sur place « depuis plus d’un siècle » et par le fait que le Conseil d’Etat ait sanctionné cette valeur déjà à trois reprises[3].

Les signataires de la lettre adressaient aux autorités la requête suivante : « l’intégrité du Mormont doit être préservée ». Pascal Kissling, alors en avance sur son temps, utilisait déjà l’un des arguments du développement durable : « Même si nous ne reconnaissions qu’une valeur décorative aux milieux naturels, il faudrait laisser aux prochaines générations des possibilités de repenser leurs relations avec le milieu vivant. Or, ces possibilités ne tiendront que dans les quelques lambeaux de nature encore intacte que nous saurons leur transmettre. Ainsi la conservation de milieux comme celui du Mormont n’est pas un cadeau à la nature, c’est un acte de prévoyance et un devoir civil. »

Lors de nos recherches dans les archives de Pro Natura Vaud, 3 autres courriers concernant cette affaire ont été retrouvés. Nous nous permettons d’en cités quelques extraits :

En octobre 1972, la SVSN[4] écrivait : « Tout doit être mis en œuvre pour permettre la sauvegarde de ce site exceptionnel, réunissant à lui seul tant de sujets d’intérêt. La SVSN demande donc que les autorités étudient un projet permettant d’éviter toute destruction de la colline du Mormont. Elle souhaiterait enfin que ce site soit définitivement soustrait à toute atteinte supplémentaire et ceci par un arrêté de classement (…) qui engloberait toute l’entité écologique. »

Un mois plus tard, ce fut au tour de la Société helvétique des sciences naturelles[5] de réagir : « Nous estimons que cette menace sur le Mormont touche à vif les intérêts de la nature de notre pays et par là-même des scientifiques et des naturalistes romands. »

« [Le Mormont constitue] une réserve forestière, botanique, ornithologique, entomologique, géologique et climatique de premier ordre. Sa valeur est d’autant plus grande qu’elle est très accessible de Lausanne dont les naturalistes peuvent la considérer comme un précieux laboratoire, unique dans ce genre. »

Enfin, en février 1973, la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage[6] exprimait son intérêt pour le site : « Nous nous permettrons d’attirer votre attention sur l’importance que nous accordons à la valeur écologique et culturelle du Mormont. Cette région que vous avez eu la clairvoyance de faire porter à l’inventaire des monuments naturels et des sites du canton de Vaud mérite, à notre sens aussi, les plus grands égards. Il nous apparaît dès lors souhaitable qu’une formule, respectant l’intégrité de ce site, soit activement recherchée. »

Kissling : un défenseur du Mormont

Pascal Kissling, déjà conscient dans les années huitante des menaces pesant sur le Mormont, avait réalisé la Cartographie phyto-écologique[7] de ce site afin de démontrer scientifiquement la valeur de ses milieux naturels. Quelques citations tirées en particulier de la conclusion de cet ouvrage démontrent l’inquiétude de l’auteur concernant l’avenir du Mormont, ainsi que la valeur qu’il lui accordait :

« Les problèmes d’écologie humaine ne sont pas originaux au Mauremont : l’exploitation de carrières industrielles, l’enrésinement des forêts fertiles, l’appauvrissement botanique des zones agricoles et la tendance à la construction dans les zones séchardes sont des formes courantes de banalisation du milieu naturel depuis le tournant du siècle. » (p. 162)

« C’est la rareté qui est devenue dans notre civilisation le motif principal de respect d’un milieu naturel. La beauté, la grandeur, l’ambiance recueillante ou enivrante nous touchent bien sûr encore, tant qu’il n’y a pas de conflit. Mais lorsque l’exploitation devient incompatible avec la protection du milieu, ces sentiments sont oblitérés : ne reste alors que le critère intellectuel de la rareté. »

« Même lorsqu’on envisage une exploitation très locale, il faut se rappeler que le Mauremont est un site, c’est à dire une unité naturelle que la plupart des gens perçoivent comme un tout, malgré sa diversité : or toute dégradation même ponctuelle dans un site a pour effet de banaliser l’ensemble du site, c’est-à-dire d’abaisser le degré général de respect que l’on a pour lui ; elle ouvre par conséquent la porte à d’autres dégradations, même ailleurs dans le site. (…) La valeur du patrimoine du Mauremont pris dans son ensemble s’ajoute à la valeur de patrimoine de chaque station. »

« Plus dures et irréversibles sont les atteintes au sous-sol. Elles impliquent de gros investissements financiers, donc concernent beaucoup de personnes, et la dégradation ou l’appauvrissement qui en résulte pour la biosphère durera quelques générations, sinon quelques siècles.

« Tel a été le problème du projet de route cantonale, depuis plus de quinze ans : un fort soulagement aurait pu être apporté aux habitants de deux localités par la construction d’une route d’évitement, mais cette route ne pouvait guère que traverser et longer le Mauremont en le dégradant sérieusement et pour longtemps.

« Tel est aussi, et surtout, le problème de la cimenterie : sa carrière a déjà mordu en trente ans une zone non négligeable de garides et de chênaies, où vivaient entre autres [les orchidées] Spiranthes spiralis et Himantoglossum hircinum. Est-il besoin de préciser qu’un quelconque boisement compensatoire ne remplace pas les écosystèmes détruits ?

« Ces deux problèmes ont un caractère inéluctable : sacrifier une forte tranche de bien-être, voire de sécurité matérielle, ou sacrifier une forte tranche de Nature, voilà les termes du dilemme. On ne peut pas compter échapper à cette alternative grâce à un « Deus ex machina » scientifique : dans cette situation, la tâche de la science écologique n’est pas de chercher des solutions techniques, mais de donner la mesure des valeurs naturelles en cause : c’était l’un des principaux objets de cette étude. Quant aux solutions, elles appartiennent à l’éthique, à la philosophie et à la politique. »

Galland, Chessex, Deslandes et Roud…

A côté du naturaliste Pascal Kissling, plusieurs écrivains plus ou moins connus citent le Mormont dans leurs textes.

Bertil Galland[8], journaliste et éditeur vaudois, décrit, dans son texte Le Mormont, la colline éponyme. Dans les citations suivantes, il fait d’abord le portrait du Mormont, de sa flore et de sa faune. Il poursuit avec les impressions que lui a laissé son passage par le Canal d’Entreroches et le sommet du Mormont, pour finir sur ses considérations concernant la carrière déjà en activité en 1972 :

« Le Jura passe à l’horizon comme un train sage, mais un wagon de calcaire jaune s’est détaché. Il s’est mis de travers. Par cet accident géologique, le Mormont, placé à l’équerre, est devenu l’exacte limite entre notre nord et notre sud. (…) Toutes les circulations, toutes les aisances de la platitudes sont venues buter contre le Mormont, barrage haut de cent cinquante mètres, maquis de trois ou quatre kilomètres de long, où le regard cherche longtemps comment on le franchit ».

« Il prolonge la garrigue sécharde du piémont jurassien, tressaillante de levrauts, de chevreuils et de sangliers, fleurie d’anémones pulsatilles et d’orchidées entre les bancs de roches, et par son éperon suspendu au-dessus des prairies humides, des villages et des usines, il crée un pont de sauvagerie qui va s’enfouir dans les fayards du Gros de Vaud. Quel bastion, au cœur d’une géographie de gibiers et de plantes rares ! Il garantit une continuité buissonnante entre les joux de Moiry, les buis de La Sarraz, le canyon foisonnant du Nozon et, de l’autre côté, les sapinières de Daillens, les bois d’Oulens et le long cours cryptique du Talent. Il cache les renards qui descendent, la nuit venue, parmi les balais de chênes et se hâtent à pas de velours vers Bavois, et le monde spongieux des marais cachés dans les aunes et les saules, les colverts caquettent, le grèbe plonge, inquiet, et des familles de hérons, le long des canaux de drainage, dressent leurs fins cous gris. »

« Où suis-je ? La gorge humide, où les mouches piquent, pénètre dans le flanc sec du Mormont. Le dais des hautes futaies se ferme au-dessus de ma tête, les parois rocheuses se rapprochent et j’avance dans un crépuscule verdâtre. Les pieds foulent la prêle et l’ortie. Ils s’enfoncent maintenant dans la boue. Où est le maquis ? Voici les miasmes de la jungle ! Tout à coup, la trace que je suivais comme un sentier se métamorphose en voie royale et fangeuse entre deux hauts murs de moellons noirs splendidement appareillés. Un canal enfoui ! J’ai retrouvé Angkor, la mousse sur les pierres, l’architecture attaquée par des racines-serpents. Personne. Personne. Un merle gratte les feuilles pourries. Pas d’écriteaux, de guides de parcours prescrits, de notices imprimées sur aluminium. Rien. Une voie fluviale, par où l’on navigua du Rhône au Rhin jusqu’en 1829, achève de s’enliser, de perdre ses anneaux de fer forgé, de s’ébouler sous la poussée des pentes. Durant deux siècles, ou presque, des péniches de bois se sont faufilées dans l’ombre de ce canyon. »

« Le sol est couvert de lierre. Les sentiers se perdent entre les troncs minces et serrés qui empêchent de voir quelques chênes magnifiques. Je découvre soudain des escaliers dans le calcaire qui affleure. Je l’escalade et me voici au sommet. 640 mètres au-dessus de la mer. Les ronces et les églantiers, mêlés aux alisiers et aux chênes buissonnants, isolent un poste de commandement, une cellule de moine, avec un banc, simple planche jetée entre deux pierres, des traces de feux, des papillons roux, des fuites d’oiseaux. On domine l’impénétrable et le chuintant. Les taillis bouclés ont fait disparaître les maisons, les routes, les hommes. »

« Une usine exploite les hautes parois ocres du Mormont, qui peu à peu reculent. On doit avoir songé, ainsi que maintes nouvelles constructions le suggèrent, à digérer progressivement la colline entière. Mais l’Etat a fixé les limites extrêmes de l’entaille, et nous serions bien inspirés, dans les années qui viennent, de veiller au respect de cette prescription. Les géologues n’aiment rien tant qu’un front de taille. Le paysage brutalement mis à nu avoue parfois ses origines. Dans certaines cavités remplies d’argile rouge, on reconnaît l’oxyde de fer que recherchaient les sidérurgistes qui furent actifs, dans la région, quatre siècles déjà avant Jésus-Christ. Des fragments d’os ont montré que ces dépôts datent du début de l’ère tertiaire. Voici soixante millions d’années, un paysage rougeâtre rappelait ici les savanes du Niger. Les souvenirs précis de ce temps sont des ossements de pachydermes, de lézards, de crocodiles, et même un ancêtre de gazelle. Plus tard, le climat du Groenland a remplacé celui de l’Afrique. On trouve sur le Mormont des dalles polies par les glaciers. »

Dans une carte postale adressée à Gustave Roud, Jacques Chessex[9] annonçait s’être lancé, à la demande de son ami et éditeur Bertil Galland, dans son « portrait du pays » : « j’ai commencé aujourd’hui même, et par le Mormont, que j’aime si fort ».

Voici un extrait du texte Carnet du Mormont publié en 1967 par Jacques Chessex[10] :

«  Une forêt crépue, bouclée, sur une colline de calcaire où règnent les rapaces, cruels seigneurs ironiquement assurés au bord du grand cercle délimité très haut par l’orbe des nuages et les coups de vent dans le bleu. Le chemin coupe le bois serré, repaire du renard, de l’oblique blaireau. Tu traverses une espèce de Moyen Age en gagnant le sommet dégarni du mont. Là, parmi les rocs et les genévriers alliés de la vipère, assieds-toi, maraudeur, respire l’âpre odeur du thym, de la résine et de la terre chaude, ouvre-toi et regarde le pays qui se couche jusqu’au pied du Jura violet. »

« Les collines se gonflent, prairies et bois, mamelles d’herbe et de feuillage. Entre elles, des vallons, des prés ensoleillés sur quoi passe l’ombre exacte des nuages. Les collines elles aussi passent ; la lumière les rapproche, les éloigne, les grandit, les efface. Elles ont changé de place depuis ce matin, elles ont été jaunes, elles sont vertes, elles sont bleues, le ciel les tète, – les collines nourrissent ces bouches blanches, ce bleu vaste. Les oiseaux sont choyés. L’épervier glisse sur le vent, la buse surgit et demeure, la chouette crache ses bols d’argent, (…), la syllabe de la sittelle jaillit comme une goutte de lait sous les feuilles, l’alouette ivre boit au nuage et le gras corbeau luit dans le sainfoin rose. Voici la nuit ; des petites étoiles scintillent sur les collines noires. »

En 1943, l’écrivain neuchâtelois, Pierre Deslandes[11], cite également le Mormont dans son livre sur le Milieu du Monde :

« Au-dessus du château [de La Sarraz] se dresse le dernier plateau du Mauremont ; sa roche jaune taillée pour laisser passage à la route domine tout juste les colonnes de l’immense silo du moulin, jaunes elles aussi, modernes greniers de cette vieille terre à blé. De terrasse en terrasse, le Mauremont s’élève entre la plaine de l’Orbe et celle d’Eclépens, séparant les deux bassins qu’unissent nos ruisseaux. Passées les roches du sommet, où s’incrustent des chênes tordus, le mont redescend vers la Vy de l’Etraz, où l’on retrouve quelques traces de l’ancienne voie romaine. C’est à ce seuil, qui s’abaisse assez près du niveau de la plaine, que le fameux canal transhelvétique du Rhône au Rhin doit un jour atteindre son point culminant. Le canal d’Entreroches, creusé vers 1630, paissait un peu plus loin, dans une cluse du Petit-Mauremont. Quelques dizaines de mètres des murs énormes qui le bordaient subsistent encore dans les broussailles. »

L’auteur franco-suisse, Gustave Roud, évoque le Mormont dans son texte Campagne perdue édité en 1972[12] :

« La pluie; je m’abrite sous un arbre au-dessus d’Eclépens : retrouvées, vraiment réelles, les « courbes douces au regard » de la Visite au Moulin ancienne. Routes faunes, de la roche du Mauremont pulvérisée, dirait-on. (…) Je repars vers la gare, cueille au soubassement du Mauremont un bouquet d’œillets roses refleuris. »

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Note de Alain Chanson:

Plus récemment, Michel Bory a écrit un roman policier dont une partie de l’action se situe dans le canal d’Entreroches : “Perrin creuse le canal du Rhône au Rhin“. RomPol ISBN 2-940164-10-X.

CHAPITRE 8
Le défilé d’Entreroches, avec ses escarpements calcaires et ses pins, avait un air sioux de décor de western plus vrai que nature.
Le vieux canal… L’audace de l’entrepreneur hollando-breton de l’époque, majordome d’une princesse d’Orange qu’il avait la charge d’escorter jusqu’à Genève… Chemin faisant, c’était dans la plaine de l’Orbe que l’idée lui était venue d’assainir les marécages tout en créant une voie de navigation! La concession obtenue de Leurs Excellences de Berne en un an… Le projet pharaonique d’une liaison transcontinentale sous l’égide de la Compagnie des Indes!
Dans la suite du chapitre, description d’une excursion dans le canal d’Entreroche.
 
CHAPITRE 9
Creuser un canal en 3 mois  à travers la plaine de l’Orbe relevait de la pure gageure!
Description des travaux entre 1637 et 1639.

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Le Canal d’Entreroches et L’Ecu d’Or

Le Canal d’Entreroches fut enfin choisi par Patrimoine Suisse pour sa campagne de l’Ecu d’Or 2002 sur le thème de la culture industrielle. Le produit de cette vente permit l’édition du dépliant Découvrir le patrimoine – Canal d’Entreroches qui décrit une balade à travers le site[13].

Références :

  • CHESSEX J., 1967 : Carnet du Mormont in Reste avec nous, précédé de Carnet de terre, Cahiers de la Renaissance vaudoise, pp. 11-25.
  • DESLANDES P., 1943 : Milieu du Monde in La Guilde du Livre, vol. 64, p. 20.
  • GALLAND B., 1972 : Le Mormont in Château du Milieu du Monde, La Sarraz, éd. Au Verseau, Lausanne, pp. 20-28.
  • GÄUMANN T. (Président de la Société vaudoise des Sciences naturelles), 20.10.1972 : Route cantonale 251 b bis Oulens – Orny (Lettre à M. Pierre Goeldlin, Conservateur du Musée cantonal de Lausanne), 2 pp.
  • LOMBARD A. (Président de la Société helvétique des sciences naturelles), 27.11.1972 : Lettre au président du Conseil d’Etat du Canton de Vaud, 2 pp.
  • KISSLING P., 15.2.1975 : Lettre ouverte aux autorités concernées par la route du Mormont (RC 251b), 9 pp.
  • KISSLING P., 1984 : Le Mauremont, Cartographie phyto-écologique dans l’étage collinéen jurassien in Mémoires de la Société vaudoise des Sciences naturelles, n° 102, vol. 17, Fasc. 4, pp. 162-225.
  • PETERMANN S., 2011 : Jacques Chessex – Gustave Roud. Correspondance 1953-1976, éd. Infolio, p. 199.
  • ROUD G., 1972 : Campagne perdue, Lausanne, Bibliothèque des Arts, pp. 166-167.
  • VOKEN A. et BÄCHTOLD J. (secrétaire et vice-président de la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage), 15.2.1973 : Route 251b bis Oulens-Orny (Lettre au Conseil d’Etat du Canton de Vaud), 1 pp.
  • http://heimatschutz.ch, 12.2.2013.

[1] Kissling, 15.2.1975.

[2] Les titres des scientifiques cités sont ceux qu’ils avaient en 1975.

[3] Les trois textes de protection dont parle Kissling son : le Plan d’extension n° 55 de 1951, l’Arrêté sur le classement des antiquités et des monuments historiques en 1966 et l’Inventaire cantonal des monuments naturels et des sites en 1972. Nous pourrions aujourd’hui ajouter à cette liste le classement du Mormont à l’Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d’importance nationale en 1998.

[4] Gäumann, 20.10.1972.

[5] Lombard, 27.11.1972.

[6] Voken et Bächtold, 15.2.1973.

[7] Kissling, 1984.

[8] Galland, 1972.

[9] Petermann, 2011.

[10] Chessex, 1967.

[11] Deslandes, 1943.

[12] Roud, 1972.

[13] http://heimatschutz.ch, 12.2.2013.

L’attachement au Mormont: quelques liens

  • Le Mormont: Bertil Galland, dans Georges Duplain et Ernest Manganel, La Sarraz – Château du Milieu du Monde, Editions du Verseau – Lausanne, 1972.